Vie d’auteure : Opiomane du bonheur

 

J’ai retrouvé mon appartement.
Après 15 jours d’absence, je reviens à la réalité.
Est-elle vraie cette réalité ?

Mon voyage me semble irréel et pourtant c’était bien moi au bout du monde.
Mais plus je m’éloigne de lui, de ce bout de monde, plus l’autre réalité me semble floue.
Était-ce un rêve de 15 jours ?

Et puis il y a ce sentiment étrange de retrouver tout ce que j’ai laissé exactement à la même place. Et pourtant tout a changé.
Ces choses et cette vie ne connaissaient pas encore ce voyage et ces rencontres.
Je sens encore l’atmosphère de l’excitation du départ pesant dans mon appartement, j’entends encore mes pensées impatientes à l’idée de m’envoler vers cette rive qui est aussi une rime en or.
Je les entends ces pensées, et pourtant je suis rentrée.
Retour à la réalité.

*

Dans l’avion au retour, j’ai rêvé que j’avais rêvé ce voyage. Mise en abîme certaine mais rien n’est pour autant altéré. Sur ces pensées, avec la fatigue et le décalage horaire, j’ai réfléchi à ma vision de la réalité. Je me suis rendu compte comme mon point de vue avait changé, changeant par extension mes points de vie.

Avant je pensais que plus le monde était cruel plus il était réel. Comme si sa cruauté donnait une part de réalité plus cinglante, plus vivante.

Et au contraire je pensais que les moments de bonheur représentaient un grain de sable dans les rouages de la réalité. Une sorte de parenthèse virtuelle qui marque, qui soulage mais qui ne s’éternise pas.

Et puis un jour, j’ai décidé de tenter ma chance en donnant autant de réalité aux moments de bonheur qu’à tout le reste.

Et ça m’a fait un bien fou. J’ai même eu l’impression qu’ils se multipliaient ces moments, qu’ils devenaient plus longs, plus intenses aussi. Je suis devenue accro à ces sensations qui font planer. Et c’est bizarre parce qu’une fois que c’est fini, tout devient vaporeux, je ne sais plus comment ça a commencé, comment ça s’est fini… je sais juste que c’était génial. Et si je dois raconter ces parfaits moments de bonheur une sorte de joli flou artistique les enveloppe et tous mes mots se mélangent. Mais ce flou est ancré dans une réalité qui est forte, qui me porte et qui me pousse toujours plus loin, qui me souffle à l’oreille que rien – oui – rien n’est impossible.

Ces moments sont enveloppés d’une aura magnifique et magique.
Ils sont un peu comme une respiration dans ce monde. Et il n’y a rien de plus vrai que de respirer.

C’est un peu ce vertige que j’ai ressenti en me baignant dans le Golfe de Thaïlande, sous la lune au-dessus des palmiers et le soleil au-dessus de la mer.

C’était mon shoot de bonheur pour continuer dans ma réalité, avec une belle rime en or posée sur un bout d’éternité.

Je suis donc revenue. J’ai plein de choses, d’écrits, de projets en tête que je vous ferai découvrir prochainement.

Restez réels,

Lily

 

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PS : Je partage avec vous cette belle chanson et je vous invite à découvrir ce groupe de musique. Un de mes préférés.

 

*

Dance Me to the End of Love
Dance me to your beauty with a burning violin
Dance me through the panic till I’m gathered safely in
Lift me like an olive branch and be my homeward dove
Dance me to the end of love
Dance me to the end of love
Oh, let me see your beauty when the witnesses are gone
Let me feel you moving like they do in Babylon
Show me slowly what I only know the limits of
Dance me to the end of love
Dance me to the end of love
Dance me to the wedding now, dance me on and on
Dance me very tenderly and dance me very long
We’re both of us beneath our love, we’re both of us above
Dance me to the end of love
Dance me to the end of love
Dance me to the children who are asking to be born
Dance me through the curtains that our kisses have outworn
Raise a tent of shelter now, though every thread is torn
Dance me to the end of love
Dance me to your beauty with a burning violin
Dance me through the panic till I’m gathered safely in
Touch me with your naked hand or touch me with your glove
Dance me to the end of love
Dance me to the end of love
Dance me to the end of love
Paroliers : Leonard Cohen

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